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Livre – Tout est relié – Univers Esprit

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Temps de lecture : 6 minutes

par Jocelin Morisson et Romuald Leterrier

J’ai lu ce livre suite à une interview de Romuald Leterrier par Lilou Macé (son acolyte Jocelyn Morisson est aussi interviewé dans  Métamorphose podcast – épisode numéro 385). Le titre «tout est relié» m’a beaucoup plu.

Les premiers chapitres sont aisés à lire mais les derniers sont très ardus : je n’ai pas assez de connaissances scientifiques et philosophiques pour comprendre certains chapitres. Néanmoins, dans ce que j’ai pu appréhender, je trouve qu’il ouvre l’esprit à d’autres possibles et ça fait beaucoup de bien de sortir des frontières de son savoir et d’aller se projeter (bien) au-delà ! 

D’autres niveaux de conscience ?

J’ai apprécié l’expérience de Romuald LT avec les peuples premiers lorsqu’il évoque certains voyages chamaniques. Il y a d’autres possibilités d’envisager la réalité comme la cognition végétale (cf le réseau souterrain racines/ champignons très complexe), le fait que l’humain peut accéder à d’autres niveaux de conscience, la biologie moléculaire intuitive, etc…. 

J’ai particulièrement aimé tout ce qui se rapporte à l’eau également.

Au début de l’ouvrage, l’image de l’eau et celle du vortex sont utilisées pour décrire et expliquer ce qu’est notre conscience :
L’esprit est un ruisseau, l’eau s’écoule sur toute sa longueur, elle n’est donc pas localisée quelque part mais elle coule.  Dans ce ruisseau, on peut trouver un tourbillon, il est visible, localisable et identifiable comme étant un tourbillon. Ce tourbillon bloque l’écoulement de l’eau localement : certaines molécules sont piégées et tournoient autour du centre du tourbillon. D’autres molécules sont expulsées à l’extérieur du tourbillon et continuent de s’écouler normalement dans le ruisseau. Pour autant le tourbillon reste de l’eau. 
Le cerveau est comme le tourbillon : il est l’image concrète et identifiable de l’esprit, il filtre la réalité mais certaines expériences passent en dehors de ses limites. Ça ne veut pas dire qu’elles n’existent pas ; c’est ce qu’on pourrait appeler d’autres niveaux de consciences, ou conscience élargie.

L’auteur propose d’ailleurs des petits exercices de visualisation dans le livre pour expérimenter ces niveaux de conscience 

Un peu plus loin, ce n’est plus en tant que symbole que l’eau est abordée mais via l’angle de la physique quantique qui nous amène à la voir aujourd’hui autrement : c’est à dire un agrégat de molécules, de vide et de rayonnement électromagnétique piégé entre ces molécules. Et lorsque cet agrégat est stabilisé, il donne naissance à ce qu’on appelle un domaine de cohérence, on parle alors d’eau morphogénique  (=qui donne forme).

Qu’est-ce qu’un domaine de cohérence quantique ? ce sont des structures organisées spontanément dans la molécule d’eau à l’échelle nanométrique dans certaines conditions.
C’est cette capacité qui permet à l’eau de véhiculer des informations. C’est le 4ème état de l’eau, appelé « morphogénique » et qui fait suite aux 3 premiers états bien connus que sont l’état solide, gazeux et liquide. 

J’avais déjà entendu parler de la mémoire de l’eau (et pour certains parents, ça vous fera peut-être penser à la reine des neiges 2 ;-))Blague à part, il est bien question de cela : il a été démontré qu’il est possible de mémoriser dans l’eau une séquence d’ADN via sa signature électromagnétique. Il est également possible de transmettre cette séquence dans une eau n’ayant jamais été en contact avec l’ADN initial, grâce justement à ses domaines de cohérence qui réceptionnent la signature ADN par voie électronique.

L’eau est la molécule la plus présente du corps humain : on dit que l’homme est constitué à 60% d’eau mais concrètement c’est bien plus que cela si on considère le nombre de molécule composant notre corps car l’eau est le constituant majoritaire de chaque cellule. 
A partir de là, on peut imaginer l’influence des informations stockées dans nos cellules sur notre corps et nous-mêmes…

L’éveil spirituel

La 2ème partie du livre est plus intellectuelle si je puis dire, avec la confrontation de plusieurs théories sur la réalité (ou simulation), la notion d’espace-temps, la spiritualité… En lien avec les dernières recherches de la physique. 

La première chose que je trouve importante est déjà de définir ce qu’est la spiritualité et l’éveil spirituel. Jocelin M l’exprime comme étant « la disparition de la personne ». Selon lui et ce qu’il a pu apprendre, l’éveil est « la dissolution du je, du moi, de l’égo, de la personnalité et finalement, la disparition de la personne elle-même ».

Nous avons l’habitude d’être identifié à notre corps et notre personne, or le but de l’éveil est précisément de nous désidentifier de ce que nous croyons être. Pas facile comme notion à intégrer !
Mais je le comprends comme le fait que nous soyons un mille-feuille de masques, croyances, … formatés par notre éducation, notre culture, etc… le but de la spiritualité est alors de révéler « notre nature profonde et véritable », présente intrinsèquement mais voilée par toutes ces couches de l’ego.

« Cette nature véritable est l’Absolu, elle est l’Un, elle est Tout ce qui est. A la source de l’individu se trouve la conscience primordiale « Je suis ». »

Pour moi, c’est une façon de parler de notre Ame. Etre éveillé serait donc être conscient de notre nature profonde.
Attention néanmoins aux dérives, l’éveil ne doit pas être perçu comme un but car sinon il aura « tendance à individualiser la démarche et donc renforcer l’égoisme ». Il s’agit au contraire «d’oublier le but et favoriser la relation ». Cette relation est avec l’autre, avec tout ce qui est, pour s’incarner profondément et vivre finalement cet éveil.

Tout se reproduit à l’infini

Des astrophysiciens et neurochirurgiens se sont associés pour étudier les similarités entre le cosmos et le cerveau : ils ont observé une morphologie analogue.
Même en termes de proportions, les similarités sont étonnantes : le cerveau contient 86 milliards de neurones, reliés par des millions de milliards de synapses. L’univers observable est lui, constitué de 100 milliards de galaxies, arrangées en longs filaments et nœuds.

Il suffit d’une petite recherche web pour trouver facilement des ressemblances :

Ça me rappelle aussi l’image que j’ai vu de notre continent galactique qu’on appelle Laniakea. En 2014, une équipe internationale de chercheur.es a découvert le supercontinent galactique dans lequel nous vivons. Ce supercontinent, appelé donc Laniakea, signifie en hawaien «paradis incommensurable » ou « horizon céleste immense ». C’est beau non ?

Il mesure 500 millions d’années-lumière de large (sachant qu’une AL = 9461 milliards de km). (source @fatoumata_astro)

Laniakea (en rose) est le miroir d’un autre continent galactique : les 2 sont attirés vers un centre gravitationnel. Ce qui est étonnant, c’est leur forme similaire et réunis ensemble, ça ressemble étrangement à un cerveau:

On peut même trouver une similarité avec les poumons comme le montre cette illustration :

Ces analogies ne semblent pas hasardeuses : les analyses faites par les chercheurs montrent également des similitudes en terme de rapport de masse mais aussi en terme de quantité d’informations stockées : chaque synapse peut stocker 4,7 bits de données, ce qui veut dire que le cerveau humain théoriquement peut en stocker 2,5 petabytes (péta = 10 puissance 15, on pourrait ainsi dire que le cerveau stocke 2,5 millions de milliards de bytes). La capacité de stockage de l’univers est quant à lui estimée à 4,3 pétabytes (concernant les structures cosmiques observables).

Ces données gigantesques sont difficiles à se représenter mais ce qui est intéressant est, encore une fois, la similitude entre les 2 systèmes.
Ainsi, « le fait d’avoir la même forme (ou à peu près la même) que l’univers dans son ensemble doterait le cerveau humain de la fonctionnalité requise pour créer des modèles abstraits de l’univers ».

Certains chercheurs s’intéressent donc à considérer le cerveau humain comme un modèle physique de l’univers (et inversement).

Synchronicité avec cette belle illustration de @katja.perez au moment où je rédige l’article. Elle résume bien ce paragraphe je trouve.

Vivons-nous dans une gigantesque simulation ?

L’univers est peut-être un immense cerveau…mais si c’est le cas, s’agit-il d’un environnement naturel ou artificiel ? Évidemment la référence au film Matrix vient tout de suite à l’esprit. Certaines théories abondent en ce sens, l’un des buts est alors de trouver les « bugs » dans la matrice pour prouver que nous faisons partie d’une vaste simulation. 

Pour ma part, ça ne me plait pas du tout de me considérer comme faisant partie d’un vaste logiciel et j’avoue ne pas comprendre comment les sentiments, les émotions, la beauté… peuvent être « codées ». Je préfère penser qu’il existe une transcendance, peu importe le nom qu’on lui donne et qu’on retrouve d’ailleurs dans les savoirs des peuples premiers ou des cultures hindouistes, loin des religions où on a créé un dieu qui asservit.

Le pendant des religions monothéistes notamment, est le matérialisme dans lequel le siècle des Lumières nous a poussé et où nous sommes encore. Mais je crois qu’il est en train de se dématérialiser justement car il nous a éloigné de notre nature profonde.
J’aime le dernier paragraphe qui parle de « grand mystère » qui incite à l’humilité, au respect et à l’émerveillement mais en aucun cas à la crainte ou la soumission. 

Conclusion

Les auteurs rappellent à quel point aujourd’hui, les mouvements scientifiques et philosophiques les plus modernes se rapprochent des savoirs millénaires des peuples natifs. L’humain et tout le vivant sont inclus dans un « web cosmique » en inter-relation permanente. L’individu existe toujours bien sûr mais il n’est pas isolé, il fait partie intégrante d’un « grand tout » auquel il est connecté en permanence. Quand on prend conscience de cela, il parait important de prendre soin de son environnement.

Je voudrais enfin vous partager cette vidéo que je regarde régulièrement : on nous a toujours appris à regarder le système solaire comme un système plan avec des planètes bien alignées. En réalité, ce système est en mouvement constant. Il crée une dynamique harmonieuse et presque hypnotisante. Nous, humains, faisons partie de cet ensemble harmonieux, et notre Terre est notre unique vaisseau galactique. Cela fait partie de l’overview effect dont parle Jean-Pierre Goux qui a préfacé le livre. La boucle est bouclée. Tout est relié.

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